27.01.2010

Bienvenu-e-s sur mon blog!!!!

Vous y trouverez une part assez importante de ma vie qui est: les vacances, et assez souvent à vélo...
Pour moi tout a débuté au printemps 2005 quand je suis parti de mon Alsace natale sur ma fière monture affronter la terre à ciel ouvert. Ce fut un voyage qui m'a emmené jusqu'à Istanbul. Dans l'ordre, je suis passé par l'Allemagne, l'Autriche, la Slovaquie et la Hongrie, la Roumanie (s'il ny en avait qu'un à lire je vous conseille celui-là!), la Bulgarie, et et la Turquie (s'il n'y en avait que deux à lire, celui-là serait deuxième, et tous les autres troisièmes, mais bien entendu c'est vous qui voyez!)

Du coup, comme ce fut une expérience qui révolutionna ma façon de voir les choses et la vie, je suis reparti, quelquefois:
d'abord en Norvège avec Guillaume, puis en stop de Briancon à Bordeaux avec Marielle, une autre fois à partir de Paris jusque dans le Massif Central avec Nico, du Portugal en passant par l'Espagne jusqu'au Maroc, tout seul de nouveau. Au Portugal, j'avais été à Ecotopia, un rassemblement d'écologistes de tous bords et de tous horizons, et vraiment ça avait été deux semaines exceptionnelles. J'ai également écrit quelques trucs lors d'un petit séjour en compagnie de Seb et Sylvain en stop ce printemps, de Nantes à Dijon (passant par Pornic et en rentrant en train à Mulhouse...).

Après, il y a eu De Budapest à Prague, à 4.

Puis de la Catalogne à Banyuls sur Mer par les Pyrénées.


Sinon, j'ai aussi une rubrique conneries.
Je suis sur un blog car c'était plus facile pour moi d'écrire mes carnets de voyage, mais du coup pour suivre les trajets, il faut souvent partir d'en bas, sauf quand j'écris tout d'un coup, ça dépend!
Je suis chez cet hébergeur un peu par erreur à présent, et je regrette de faire de la pub pour une agence de voyages par avion, étant donné que c'est le mode de transport le plus polluant, mais je n'ai pas envie de tout réécrire ailleurs. Alors même si ils mettent des trucs colorés et qui bougent, ignorez-les, en éspérant que vous avez déjà pris cette habitude d'ignorer tant de ces choses qui nous conditionnent.

Une dernière chose, soyez sympas, n'hésitez pas à mettre des commentaires, si vous êtes pas d'accord, si vous avez aimé, si vous voulez me conseiller pour améliorer mes dessins, mes photos, mes textes; faites signe de vie quoi, je sais que vous êtes relativement nombreux à passer par ici, faites un acte humanitaire, votre bonne action quotidienne!




Y a même de la musique si vous voulez:

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De la Catalogne à Banyuls sur Mer

Avec Olivia!!!

 

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à Barcelone:

 

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Si quelqu'un pouvait m'expliquer pourquoi il y a tellement d'autocollants de serrurerie collés partout...


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Vélo à Barcelone: Olivia s'entraîne à éviter les poubelles mais n'y arrive pas toujours!

 

 

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De Girona à Olot, nous avons pris le camino verde, piste cyclable passant sur une ancienne voie de chemin de fer.

 

 

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Pas trop vite le matin, et pas trop non plus après...

 

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Puis un matin, nous nous sommes réveillés à coté d'une porcherie, et ca s'est mis à monter...beaucoup!

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"quelques lacets et puis c'est le sommet", qu'on nous avait dit, le tout sous un cagnard terrible!






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Et puis, d'un coup, on retrouve une végétation verte

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Montée en zigzag jusqu'au col d'Arès!

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Montée sous le soleil, descente sous la pluie! D'habitude je préfère le contraire

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Plage à Banyuls pour finir!


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Et retour en train

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29.10.2008

De Budapest à Prague

Mercredi

Le mini-bus et son sympathique chauffeur nous déposent au parking de bus à Strasbourg. Le soir est déjà bien installé, et les gens attendent avec leur bagages. Notre pile à nousest un peu plus conséquente: nous sommes quatre avec quatre vélos plus deux sacoches chacun. Les vélos sont démontés et emballés dans des grands sacs plats, mais ça ne suffit pas à nous rassurer, tout ne rentrera peut-être (certainement) pas dans le bus. Il arrive, les deux chauffeurs sortent, les gens se pressent et nos coeurs se serrent. Catégoriquement, ils disent non, les quatre vélos ne rentreront jamais. Deux, peut-être, quatre, non. Nous nous voyons déjà dormir à Strasbourg et partir le lendemain en direction de la Bourgogne avec en poche nos billets inutilisés. Une personne arrive alors: le coordinateur de chez eurolines, il trouve la solution: il reste deux places pour Prague. Seb et moi y embarquons, Johanne et Guillaume prennent le bus prévu pour Budapest. Le temps de charger tant bien que mal nos futures montures, faisant perdre un peu de temps au départ, et c'est parti!


Dormir dans le bus

Le film tire à sa fin et les discussions se font rares. Le doux ronronnement du moteur berce les esprits, et les têtes, une à une tombent et se relèvent. Il est temps de commencer le jeu d'essayer de dormir sur un siège de bus avec une balustrade à 30cm devant (j'ai de la chance je suis devant) et une parfaite inconnue à ma droite. La découverte de la possibilité de mettre l'acoudoir, ainsi que l'idée mettre un pull entre la tête et l'épaule constituent des avancées majeures. Vient le problème des jambes, insoluble. Ma voisine pose ses pieds en l'air contre la veste du chauffeur accrochée à la paroi, cassant au passage le truc en plastique qui tient les gobelets. Après une demi-heure il s'en rend compte et râle, il m'oblige à la réveiller. Pour ma part, à peine remis d'un étirement douloureux du coté du cou dû à une chute de tête, je m'endors un nerf du pied après l'autre, suivant le point d'appui de la jambe sur la balustrade. Finalement, contre toute attente, j'arrive à m'endormir...plus d'une demi-heure!


Jeudi

Prague est une jolie ville très soignée. Ca tombe bien, la guichetière de la gare du centre-ville nous envoie dans une gare plus en périphérie juste pour acheter notre billet (!) Ceci étant fait nous nous baladons en ville. L'après-midi se passe à l'ombre et au calme sous un arbre dans les hauteurs de la ville. Le soir, après un resto agréé par le guide du routard, nous nous asseyons au bord de la Vltava et admirons le beau monde qui passe. A minuit et demi, notre train pour Budapest part. Nous partageons le compartiment avec "Dodo", un jeune Slovaque qui fume clope sur clope et prend de temps en temps une bière de sa cargaison qu'il ramène à la maison. Très sympa, il s'évertue à intriguer pour que personne d'autre n'entre dans le compartiment. Seb lui fait écouter un morceau de Django Reinhardt, il est intrigué, mais pas emballé, il préfère le manele. Je crois qu'en sortant il a loupé sa station, mais il n'a pas l'air plus angoissé que ça. Bonne continuation Dodo.


Vendredi

Au matin, nous affrontons la circulation de Budapest pour rejoindre Johanne et Guillaume au "bikers camp", tout petit camping dans le jardin d'une maison.


Aux bains Szechenyi

Des vieux, des jeunes, des touristes (français)
flottent, nagent, trempent
rient, parlent, s'endorment (Seb)

Dehors, un géant barbu et un petit Chinois
s'affrontent aux échecs amicalement
sous les regards et les conseils avisés
des amateurs en slip de bain.

L'eau est tempérée, froide, chaude, glaciale, bouillante
Nous pataugeons, grelottons, suons,
hérissons les poils, cuisons.


Samedi

Sur les trottoirs de Budapest, les herbes folles décollent les pavés. Le macadam s'effrite et c'est pas si mal.

Nous quittons la ville difficilement, pour rejoindre la piste cyclable qui longe le Danube, une portion que je n'avais pas faite.
Ambiance détendue au bord du fleuve: baignades, grillades, belles maisons, vélos, bateaux de croisière.
Nous redoutons la pluis qui ne viendra pas, conformément aux prédictions de Johanne. Le vent s'apaise, mais pas les Hongrois qui font plouf dans le Danube jusqu'au petit matin.


Dimanche

Les indications de la carte des itinéraires cyclables autour de Budapest ainsi que le balisage sont insuffisants. Pour notre deuxième jour de pédalage, nous gravissons une pente rocailleuse et sans fin, et nous perdons au milieu du massif "Börszony". Heureusement, pour tenir le coup, il y a au bord du chemin des mûres et des framboises délicieuses. Pendant une sieste bien méritée à un carrefour de chemins non identifiés, un groupe de jeunes de Budapest avec une carte nous aide à échafauder la suite. Nous retournons le soir à la case départ et dormons dans une magnifique prairie. Des pommes cueilies par Johanne non loin de là font une presque-compote excellente.


Lundi

La journée commence par un drame. Seb sort son couteau pour couper le melon, mais Guillaume est plus rapide à dégainer et le coupe déjà. Le couteau de Seb devenant inutile, il le pose à coté de lui. Il y restera à tout jamais. Seb part et le laisse là, abandonné, en proie à la rudesse de la vie en forêt.
C'est la jour du passage de frontière avec la Slovaquie. Grosse déception: la douane est vide, les murs décrépis, personne ne vient inspecter le passeport d'une fausse mine suspicieuse.
Une belle Slovaque esquisse un sourire après m'avoir indiqué une fontaine pour remplir nos gourdes.
Nous dormons au sommet d'une colline-prairie remplie de fleurs. Un écrivain aurait pu décrire la beauté du ciel sur 360° : le soleil couchant, les nuages gris, violet, rouge... Mais je ne suis pas écrivain.


Le vrai carnet s'achève ici, les journées se remplissant de plus en plus (la flemme?), mais c'est pas encore fini quand même:


Cueillir

Il y a eu les framboises et les mûres pendant que nous nous perdions petit à petit dans la montagne. Il y a eu les pommes qui, à défaut de compote avaient délicieusement caramélisé. Il y a eu quelques poires pas trop dures. Il y a eu d'autres mûres pendant que Guillaume réparait sa chambre à air ou pendant autre chose. Il y a surtout eu des kilos de ces petites prunes rouges ou jaunes cueillies à l'arrêt ou à la sauvette en roulant. Les routes hongroises, slovaques et tchèques sont bordées par milliers d'arbres fruitiers; petit luxe de ceux qui vont lentement.


Mme Irma

Mme Irma vient se poster de l'autre coté du petit fossé. Elle nous tend par dessus un sac rempli de tomates et de concombres. Nous passons de l'autre coté du petit fossé.
Au menu, café au lait à la turque, sticksis ancel locaux et curlys en plus gonflé sans goùt cacahuète. Le voisin de gauche apporte des bonbons avant d'aller travailler. La copine de droite nous glisse discrètement des sachets de tang fortifiants. Le fils de Mme Irma, la cinquantaine et voué à rester un enfant éternellement à cause de son handicap, communique avec ses mains. La copine encore impressionnée nous recommande au seigneur et sa bande. Johanne sort son petit accordéon, se concentre et joue. Mme Irma et ses amis en restent un peu perplexe. Après un brin de causette en gestes et sonorités, nous nous remettons doucement en action et nous quittons, un peu tristes.
Au revoir Mme Irma, au revoir Monsieur aux mains qui volent dans tous les sens, au revoir Mme la copine! Et merci!


Mme Irma et M. Irma

Madame Irma et Monsieur Irma rentraient de promenade, lorsque quatre individus à vélo les interpellèrent avec le sourire et une bouteille vide dans la main. Quelques minutes plus tard, les quatre individus repartirent avec de l'eau, des concombres et un léger coup dans le nez.





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29.04.2008

5 nuits, 5 endroits de rêve sélectionnés pour vous!

Le stade Malakoff de Nantes (**):

Les points forts:

Belle pelouse bien touffue.
Toilettes avec papier wc (!)
Pas loin de la gare.
Si on aime l'histoire du foot, ça fait vachement plaisir de dormir sur une pelouse qui a accueili tant d'exploits sportifs.

Les points faibles:

Pelouse légèrement bosselée.
Les toilettes sont cassées et en fait vous risquez de faire parterre.
Discrétion bonne mais pas entière.
Beaucoup de bruit de voitures.



Chez Marjo (****)

Les points forts:

Accueil extrèmement sympathique, spaguetti bolognaises délicieuses.
Tout confort.

Les points faibles:

Il faut la connaître.



La pelouse autour du château de Saumur (***)

Les points forts:

Bel endroit très pittoresque, avec de beaux arbres et surtout un beau château.
Vue magnifique à 2 minutes à pieds du campement.
Discrétion très bonne la nuit.

Les points faibles:

Risque de se faire réveiller par des touristes lors de la haute saison.
Bruit des voitures le matin.



A coté de la grande scène pendant le printemps de Bourges (**)

Les points forts:

On rencontre des gens sympas.
On profite du concert sans les désagréments de la foule.
On peut aller boire une bière à 100m de là.


Les points faibles:

Passage le matin d'un mec avec un gros aspirateur bruyant.
On s'est fait emmerder pendant la nuit.
Ne marche que pendant le printemps de Bourges.



Le camping de Véselay (***)

Les points forts:

Protection assurée par dieu.
Rayonnement énergétique bienfaisant.
Toilettes et douches à disposition.
Calme imperturbable, sauf le matin si passage du camion poubelle.

Les points faibles:

Si on paye, on perd de l'argent.
Si on ne paye pas, on a mauvaise conscience.







La prophétie des Andes

Arnaud aurait pu s'arrêter juste après le rond-point, mais il a préféré s'arrêter dans le rond-point. Signe que de toutes façons il se serait arrêté. D'autant plus qu'il avait une petite voiture, un gros chien et plein de bordel derrière. Donc vraiment, de toutes façons il se serait arrêté.
On a beau établir des stratégies ultra-sophistiquées (sourire parfait , tenue du corps alerte mais pas trop pour ne pas paraître trop fort, belle écriture sympa mais sérieuse sur l'écriteau, sacs posés au sol de telle manière à ce qu'on ne voie pas leur volume et les tapis de sol, endroit où les gens peuvent s'arrêter...), ce n'est pas nous qui décidons, c'est les gens qui roulent, et leur disponibilité, leur humeur, leur confiance. Et quand on tombe sur quelqu'un qui a envie de s'arrêter, eh bien on a beau faire ce qu'on veut, il s'arrêtera. (et inversement)
Donc Arnaud faisait partie de ces gens là. Il a parlé d'écologie, de ses vadrouilles de squatteur pandant sa jeunesse, de ses projets d'avenir, et de la prophétie des Andes. La prophétie des Andes c'est un livre qui parle apparemment du destin. L'hypothèse serait que rien ne se passe par hasard, et que les difficultés qu'on rencontre sont faites pour qu'on en tire quelque-chose. Si par exemple on n'arrive pas à partir en stop d'une ville, c'est qu'on a encore quelque chose à y faire; si on loupe un rendez-vous, c'est qu'il y avait mieux à faire; quoi qu'il arrive, ce serait voulu... Corina aussi pensait comme ça. Pour ma part je n'y croit pas. Par contre je pense qu'il est très important de savoir saisir sa chance quand elle vient, et que pour cela, il faut être disponible.

26.04.2008

La jolie jeune fille n°3

En fait nous ne l'avons qu'aperçue, car quand elle a commencé à se rabattre, la grosse voiture de derrière l'a collée et a klaxonné, et donc elle est repartie. Il devait être jaloux de notre bonheur, je ne lui en veux pas...

La fois où c'était de la chance qu'on m'ait fait une passe pourrie en jouant avec le ballon.

Oui, bon, effectivement, quand on n'y était pas, on ne voit pas forcément la situation. Si vraiment vous voulez savoir faites-le moi savoir. Je rajoute quand-même qu'il s'agissait de la jolie jeune fille n°2.

Techniques à l'usage des automobilistes qui ne veulent pas prendre d'auto-stoppeurs, mais qui en même temps veulent garder la conscience tranquille.

Si par chance, il se trouve que vous tournez peu après, faites le bien savoir par moults gestes, en insistant bien. Les auto-stoppeurs comprendront, ils ont l'habitude que les gens qui tournent juste après soient très expressifs.

Idem quand il y a une remorque, quand il n'y a pas de place dans la voiture, quand il y a un enfant (la sécurité de l'enfant d'abord).

Regardez de l'autre coté en vous grattant la tête.

Faites des grands gestes incompréhensibles, il s'agit d'un message crypté que les auto-stoppeurs prendront pour une excuse tout à fait valable.

Regardez droit devant vous en faisant semblant de n'avoir rien vu, ca marche très bien.

Faites l'air complètement surpris de cette folie incroyable que de voir cet évènement ahurissant qu'est le fait que trois auto-stoppeurs fassent de l'auto-stop. Le temps de trouver le bon air ahuri de circonstance, ils seront déjà derrière.

Faites non avec le doigt en faisant la gueule, cela atteste que vous faites partie des gens qui ne peuvent pas prendre d'auto-stoppeurs car la décision de ne jamais en prendre avait déjà été mûrement réfléchie au préalable. Dans ces conditions, il parait tout à fait normal de ne prendre personne.

Mais par pitié, évitez à tout prix ce regard gêné, les yeux dans le yeux, signe d'une incapacité dans votre vie à prendre des décisions qui sortent de l'ordinaire. Vous vous blesserez personnellement à tout jamais, tandis que les auto-stoppeurs, pendant ce temps, auront déjà avancé de 10 bons kilomètres dans la demi-heure qui suivra.

La jolie jeune fille

Eh oui, ca arrive aussi! Une jolie jeune fille en twingo s'est arrêtée pour nous. Le trajet n'a duré que trop peu de temps, et même si ca avait duré des heures, ca aurait été trop peu pour se lasser de son beau sourire et de ses beaux yeux! Voyage de quelques minutes au paradis avant de reprendre notre dure mission au bord de la route.

25.04.2008

Le camionneur Roumain

Le soleil commencait vraiment à être très bas. Nous avions décidé de rejoindre le péage d'autoroute direction Bourges , en théorie à 2 Km; dans les faits, à pieds, au moins le double. Perdus au milieu de champs industriels, quasimment personne ne passait par cette entrée d'autoroute, mis à part quelques costards-cravates. Alors que nous étions en train de partir, Seb laissa trainer le panneau "Bourges" pour un dernier camion. Et là, le miracle, il s'arrête. Radu (ce n'est pas son vrai nom) nous fait monter dans son lieu de trvavail quotidien. Il fume, refume encore et encore, se met accroupi, allume son ordinateur, nous pose des questions, raconte un peu sa vie ici. Sa femme est en Roumanie, et lui vit en France, des fois dans une ville, des fois dans une autre, selon les trajets qu'il aura à faire. Nous qui ne sommes pas vraiment dans le besoin, il ne comprend que peu à peu ce qui nous anime à traverser la france comme ça. Ce week-end, il ira à Disneyland. Dans ce camion, j'ai un peu retrouvé l'esprit de l'hospitalité roumaine: gentillesse, politesse, un coté libre sans frime, et plein d'humour.
C'est grâce à lui que nous avons pu débarquer, presque par hasard, au printemps de Bourges, après avoir marché en pleine nuit de la sortie d'autoroute au centre ville.

Le 4x4

Une fois, c'est un 4x4 qui nous a pris. Il est d'abord passé, puis a fait demi-tour pour nous prendre. Assez vite, il a abordé le thème de l'écologie. Il s'est justifié de rouler avec cette voiture. C'était sa femme, aujourd'hui défunte, qui lui avait dit que s'il en voulait un il n'avait qu'à s'en acheter. Un peu en mémoire de ces paroles, il est allé en acheter un qui venait d'Allemagne, car c'était un modèle "peu polluant" ( http://www.decroissance.org/?chemin=textes/voiturepropre).Quand il a exprimé sa peine lorsque des jeunes lui font des doigts d'honneur, un petit silence gêné a traversé le véhicule... Ce fut cependant un trajet très sympa avec quelqu'un de très intéressant. Le stop demande quelquefois un devoir de réserve, car les gens nous accueillent un peu chez eux.

20.04.2008

Pourquoi mon vélo a t'il été volé? Hypothèse n°4

Brouvion et Prouti se baladent dans la ville avec une cisaille. Ils piquent des vélos pour les revendre le lendemain. Ca rapporte pas grand chose mais ca permet de s'acheter des nouvelles chaussures. Le dernier vélo qu'ils ont volé, c'est bien parce-qu'il avait un cadenas pourri qu'il l'ont pris, parce-qu'il ne rapportera pas grand-chose. Personne n'en veux, et personne n'en voudra jamais. Il est appelé à moisir au fond d'une cave pour la nuit des temps. C'est pas grave, car Brouvion et Prouti s'en foutent.

09.04.2008

Pourquoi mon vélo a t'il été volé? Hypothèse n°3

En fait, à l'heure qu'il est le vélo est toujours cadenassé tout bêtement près du bar, c'est juste que le propriétaire en question était trop bourré vendredi soir pour le reconnaître.

Pourquoi mon vélo a t'il été volé? Hypothèse n°2

Ce soir, M.Proutch est de sortie avec Groubert, son fils adolescent de 15 ans. Il s'agit d'une petite promenade pédagogique que M.Proutch a organisé pour lui enseigner les rudiments du vol de vélos. En ce qui concerne les affaires, M.Proutch, lui, a dépassé ce stade depuis longtemps, mais le vol de vélos représente pour lui le b.a ba de son activité professionnelle. C'est comme ça qu'il avait commencé, et c'est comme ça qu'il recommencerait si tout était à refaire. Groubert marche seul dans la rue, tenant sous sa veste une cisaille, pendant que son père l'attend un peu plus loin avec la camionnette. Groubert hésite, dans la rue, il ne sait quel vélo choisir, ce beau vtt à droite, ce vélo de ville rose avec lampe, ce faux vélo de course? En plus, des gens passent de temps à autre, et à quelques mètres de là, les fumeurs du bar "les copains d'abord" sont là. Ils ne prêtent cependant pas grande attention à ce qui se passe aux alentours, tout occupés qu'ils sont à boire de la bière et à discuter.
Soudain, c'est le flash, Groubert perd de vue les autres vélos, pour n'en voir plus qu'un seul. L'évidence même: un vtc avec quatre porte-bagages, un cadre profilé de manière parfaite, un guidon avec des poignées creusées par la force des mains, un pédalier tout neuf, et surtout, des bandes réfléchissantes sur les garde-boue. Son sang ne fait qu'un tour, il n'est plus question à présent de peur du gendarme ou de répression populaire, c'est l'attirance, l'appel de ce vélo qui anime les mains de Groubert, qui casse le cadenas d'un coup sec. La suite ne vaut même pas la peine d'être racontée. Le seul souvenir que Groubert gardera de ces instants, sera celui du sentiment de délivrance et de fierté qui surgirent dans son esprit à ce moment précis.
En rentrant à la maison dans la vieille camionnette bruyante, Groubert n'écoute que d'une oreille les palabres de son père. Il jette de temps à autres un coup d'oeil à ce fameux vélo, entassé à l'arrière parmi tous les autres, moissonnés ce soir là. Pourquoi celui-là l'impressionne t'il tant? Il pense alors à cet été, et se dit qu'il a peut-être trouvé là la solution pour rejoindre Trikounette dans le sud...

06.04.2008

Pourquoi mon vélo a t'il été volé? Hypothèse n°1

M.Muche n'a jamais été du matin. Et ce matin, pas de chance, c'est le matin. Dans sa voiture, il écoute Europe 2 en fumant une cigarette. Il est bloqué au feu rouge depuis une éternité. A cause de ce putain de tram, la file stagne encore et encore, ca commence à l'énerver. A sa droite, une jeune femme dans sa twingo regarde fixement devant elle, l'air crispé. Devant lui, un vieux dans sa 106 se gratte la tête. Le feu passe au vert, et les voitures repartent, mais la voiture du vieux fait un bond en avant, il a calé. Il peine à démarrer, puis repart lentement, trop lentement. Le feu repasse au rouge, s'en est trop pour M.Muche, il crie, se fâche tout rouge, seul dans sa voiture, fait des grands gestes. Le vieux devant lui se gratte de nouveau la tête.
C'est exactement à ce moment là qu'un cycliste passe entre les deux files, ralentit au feu rouge et réaccélère pour traverser le carrefour vide, ce qui a comme effet d'énerver encore plus M.Muche. "Un vrai fléau ces cyclistes, ils mettent en danger tout le monde!". Le feu repasse au vert et M.Muche colle le vieux devant lui qui a eu la politesse de démarrer à temps. Le vieux tourne à gauche et M.Muche continue tout droit. Il rattrape le cycliste, le dépasse, ce blaireau, lorsque, à nouveau, un feu passe au rouge. Cet enfoiré de cycliste évidemment, ralentit, puis grille le feu. M.Muche klaxonne et crie de nouveau, ce qui effraie une jeune maman avec sa poussette.
Ce matin là, M.Muche ne commencait pas sa matinée de la meilleure manière.

Le soir:

M.Muche sortit de sa voiture, la ferma à distance sans un égard et se dirigea vers le bar pour rejoindre ses collègues de travail. Au détour de la rue, il reconnut le vélo de l'enfoiré de ce matin, avec ses porte-bagages, mal cadenassé en plus! Altermondialiste de mes couilles! Il défit le cadenas et partit avec le vélo. Quand il arriva près du canal , il le souleva et le balanca dans l'eau. Le vélo fit un grand splatch avant de s'enfoncer dans l'eau.

Triste nouvelle

Au moment de rentrer chez moi vendredi soir, (très) légèrement éméché, il y avait sur les trucs pour attacher les vélos plein de vélos, ce qui est une excellente chose. Mais le mien n'y était plus.
C'était plutôt agréable de partir travailler ou d'aller faire les courses au marché sur un vélo qui avait vu Istanbul, Tanger, Bergen, Paris... Ca me rappelait qu'à tout moment, il aurait suffit de continuer tout droit pour reprendre la route vers de nouvelles aventures. Une page est tournée, et j'éspère qu'au moins il ne croupira pas au fond d'une cave quelconque...

26.12.2007

Vive le "développement durable"!!!

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Vive la pub!!!

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17.11.2007

Au Maroc

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Au Maroc, c'était encore autre chose. Sans aucun guide, personne d'hospitalityclub ne m'a répondu, j'étais un peu perdu en fait. A Tanger, en à peine 3 heures, j'ai discuté avec : un hard rocker, un français installé ici, très classe, genre côte d'Azur, un invalide pour cause de dépression qui est rentré de Belgique depuis 5 ans et qui m'a assuré que les prix seraient les mêmes pour moi, touriste, que pour les marocains, et un jeune sympa qui voulait me convaincre de faire le ramadan et de fumer du shit.
Après la réservation de mon billet retour en bus, je suis parti de la ville pour longer un bout de belle côte avant de plonger dans les terres.


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Le soir, j'ai planté ma tente chez des gens, peu curieux, étonnamment, contrairement à la multitude de gens avec qui j'ai discuté en une journée.

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C'est la femme d'Abdel qui m'a invité à manger, le soir, alors qu'on discutait assis sur des chaises avec ses fils et son mari. Puis j'ai été invité à dormir. Une soirée merveilleuse, et pourtant on se comprenait vraiment très très peu.

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En direction de Fes je voulais passer par le Rif. Mais c'était sans savoir que j'allais me faire interpeller sans arrêt, de manière plus ou moins polie. Le nombre de mercédes à vitres fumées augmente considérablement. Un commercant à qui je ne veux rien acheter m'indique une fontaine qui ne marche plus, pour remplir ma gourde. Pas très rasta cool comme endroit à vrai dire! Allez j'ose le dire, j'ai flippé! Pourtant je ne sais pas s'il y avait quelque part un danger réel. Je trouve refuge près d'un camion en panne et d'une fontaine. Je rencontre un écrivain public d'un village environnant qui ne trouve pas que l'argent du cannabis profite tant que çà à la région. Sans éducation, l'argent ne change rien à la condition humaine, me dit-il.
Un dernier harangueur me dit de m'arrêter. Ca tombe bien, j'en pouvais plus! Je commande à boire et achète des gâteaux à l'épicerie. Il parle, parle, parle, de ses plantations, de la qualité, des nombreux gens qu'il connait de partout en Europe, des langues qu'il parle, des affaires qu'on va faire... Je lui fait comprendre que je suis juste fatigué et que je ne fume pas; il m'invite quand même à passer la nuit chez lui. On m'apporte à manger, des thés, Jackito (c'est son nom pour les touristes, je pense) me présente son frère, ses fils, et sa terrasse avec une vue exceptionnelle sur les plantations et le paysage montagneux. Je suis dans un petit village paisible avec des femmes qui étendent le linge, des travailleurs qui remontent des champs avec l'âne chargé, des enfants qui jouent, des poules, des herbes qui sèchent sur les toits. Après avoir encore tenté de me convaincre d'acheter queque chose, les frères s'en vont, me répétant de ne pas avoir de paranoïa, ce n'est qu'en France qu'il y a des armes me disent-ils, pas de mafia ici! Je m'endors plus ou moins paisiblement et me réveille au milieu de la nuit. Il y a une fête juste à coté, j'entends des rires, de la musique plus ou moins sérieuse, un brouhaha, surtout des femmes, me semble t'il, une énergie folle dans ce village qui me semblait si calme tout à l'heure. Un monde secret que je ne découvrirai pas.
Le lendemain je visite un peu les champs avec Jackito; il me montre surtout le potager, vu que c'est ce qui m'intéresse le plus (mais qu'est ce qu'il est venu faire là avec son vélo celui là?), et puis nous remontons au bord de la route, où je partage son quotidien: repérer de super loin les rares voitures de non-habitués et leur dire de s'arrêter, dire salut à tous ceux qu'il connait, discuter avec les marcheurs de passage (il y a dans cette région pas mal de jeunes avec un petit sac à dos qui cherchent du travail, venant du sud, apparemment).
Quant à moi, je repars, prêt à affronter dans l'autre sens mes vendeurs virulants de la veille. Je rentre à Tanger et je rentre à la maison. Assez de choc culturel et d'émotions! De toutes façons, je reprends bientôt le travail.

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Le route est plus calme que la veille et ca me va bien. En chemin, deux ados à vélo sollicitent mon aide pour réparer une chambre à air. Ils étaient partis la journée pour faire du bmx. Du coup, ces deux compagnons m'accompagnent à la nuit tombante. Il fait nuit noire quand j'arrive de nouveau chez la gentille famille de l'avant-veille. ils sont un peu surpris de me revoir, mais on se met vite à rigoler, et je ressors ma mandoline. Je suis de nouveau invité. Cette fos, je mange avec tout le monde. On me demande si j'ai une madame dans ma vie, je ments et réponds que "oui" en désignant un bracelet fait d'un fil de laine qu'une belle écotopienne m'avait attaché. Je ne voulais pas assumer mon célibat, un glandu à vélo qui fait demi-tour, ca me suffisait déjà comme image. Mais tout de même, ils sont intrigués qu'un bout de fil puisse attester d'une union, alors je réponds que c'est juste une copine, et tout le monde éclate de rire, surtout les filles.
Pour dormir chacun choisit sa place dans le salon.

Le lendemain à Tétouan, je prends le bus pour Tanger, après excuses, négociations, entourloupes, agacement, incompréhension. Prendre un bus avec un vélo, "y a pas de problèmes", mais faut pas s'attendre à recevoir une brochure cartonnée avec formule "passager+vélo-tout compris". C'est avec courage et insistance qu'il faut y aller, dans le bus, avec son vélo.


Voici à présent, entre les photos, un petit "best-off" de mon séjour à Tanger, avant de reprendre le bus pour Paris:

Beaucoup de thés bus aux terrasses à regarder l'animation de la rue, sans m'ennuyer un seul moment.

Un restaurant attrape-touristes qui pratique une taxe de 18% (écrit en tout petit sur la carte), et de 30% en ce qui me concerne, avec des serveurs en pantalon de survêtement, mais sympas. Ceci dit, cette arnaque de "taxe" permet à quelqu'un d'un groupe de touristes de montrer à la bande qu'il est un fin négociateur en exigeant de voir le patron qui assez rapidement fera baisser la taxe en question.

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L'achat plus ou moins marchandé selon mon état d'esprit de souvenirs pour ma famille. Mon record de marchandage a été au moment où il ne me restait plus que 50 dirhams en poche. le commercant m'avait semblé outré du peu que je lui proposais pour ses belles babouches (il m'a regardé durement), et ça a mis à rude épreuve ma conscience. Je lui ai dit que je comprenais sa réaction, que ses babouches valaient plus que ça. Un discours un peu atypique je pense, mais ca a marché.


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La rencontre à une terrasse d'un café avec un jeune dessinateur souriant et rêveur:

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La rencontre à une terrasse d'un café avec un artiste qui m'a parlé du Tanger de l'époque, avec ses différents quartiers européens, ses maisons aux styles différents, sa vocation de carrefour entre l'Europe et l'Afrique, de sa vocation de trafics en tout genres (alcool autrefois, cannabis...)

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La rencontre à une terrasse d'un café avec un guide dans la région d'Agadir. Un rasta japonais est arrivé pour connaître le taux de change; je lui ai donné un taux désavantageux pour lui (simplification 10 euros=100 dirhams) et l'homme un taux nettement avantageux, impossible à trouver dans une boutique de change.

La soirée en cyber café en compagnie virtuelle de Ben, qui m'a réchauffé le coeur.

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La parade avec enfants, ados, adultes, vieux, percussions, musique et lancer de tracts en faveur d'un des partis socialistes.

Un repas de midi dans un resto super bon juste à coté de mon hôtel avec trois imams (d'après moi) derrière moi et un couple d'homosexuels métissé devant moi.

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La lecture de 3 journeaux en français, en cette période électorale (septembre 2007), où les articles alternent éloge au roi, critiques de ce qui ne va pas dans le pays, insultes envers le PJD ((parti de la lampe à pétrole,islamistes modérés), favoris du scrutin relégués à la seconde place par l'Istiqbal (parti de la balance, droite nationaliste)), ôde au développement futur du Maroc grâce aux capitaux étrangers, horoscope et sport. "Le matin" était le seul journal à ne pas faire l'éloge que d'un seul parti, mais de plusieurs candidats de partis différents.

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Ma soirée à écouter à la radio un concert de R'N'B enregistré à Casablanca, et aussi une chaîne espagnole et aussi les informations (en arabe le soir et français le matin).

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Les nombreuses sollicitations pour acheter du shit, refusées avec l'air viril que j'ai appris à avoir (enfin, c'est moi qui le dis...).

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Le sourire d'une jolie fille très voilée que je n'ai pas osé rendre.

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Sur ce dessin, on me voit sur le vélo, ainsi que le bus, qui me ramène.

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Je repars du Maroc avec l'impression que je n'y ai pas compris grand chose.

Mais c'est peut-être aussi parce-que j'ai pu m'y plonger en aussi peu de temps. Dans des endroits plus "fermés" les choses sont plus simples à comprendre, vu qu'on ne voit pas grand chose, de toutes façons.

05.11.2007

En Espagne

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L'Espagne quand on parle que anglais et allemand, c'est dur. J'essuie 5 refus pour planter ma tente sur des terrains privés. Première nuit en Espagne près de la route derrière des buissons, avec le son effrayant de la foudre.
Le lendemain, je joue au chat et à la souris avec un énorme nuage en forme de tube qui mouille tout sur son passage. J'avais presque oublié que la pluie ca existait! Ceci dit ca n'a pas duré longtemps.

Après, je suis allé à Séville. C'est une ville magnifique dont vous n'aurez aucune photo, étant donné que j'avais un poil dans la main. Auberge de jeunesse, visites, bières avec Andréas, bâtiments, touristes, sandwichs, voie "rapide" pour partir.

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Anecdote sympa: la seule fois où j'aurais vu des gitans jouer de la guitare avec les femmes qui tapent des mains en Espagne, c'est à la piscine à Los Palacios y Villafranca. Mais en maillot de bain ca fait moins authentique!

Photo d'un champ à lapins. On les voit pas, ils courent trop vite.

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Vu comme ca, ca a l'air de rien, mais tomber sur une ville blanche en pleine montagne après une descente d'enfer, c'est un pur bonheur!

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Si je suis passé par là, c'est grâce à la négociation entre mon trajet prévu, choisi arbitrairement car le plus court, et l'avis du serveur d'un resto. J'ai pas regretté:

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J'aurais bien planté ma tente sur le golf du village de vacances de Sotogrande ou dans le camping au bord de l'autoroute, mais finalement j'ai atterri là:
C'est pas mal aussi.

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Au fond à gauche, le rocher de Gibraltar:

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Belle portion d'autoroute avant de prendre le bateau à Algeciras. Pendant ce temps, des tomates poussent.

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